Beam me up, Scotty


Aujourd'hui, visite de mon cher vieux Guillaume. Quelle bonne et intéressante conversation nous avons eue ! Quels fameux souvenirs nous avons remâchés ! Enfin... souvenirs est, peut-être, un peu fort pour deux amis dont la première rencontre fut absolument amped– dazed and confused, – et qui sont restés défoncés, quasiment à temps plein, l'année qui a suivi... Guillaume et moi partagions les mêmes goûts en matière de drogues et de femmes. Son appartement, avenue Georges-Mandel, était un havre : Guillaume avait les nanas, les produits, et une bibliothèque ahurissante. Je lui prenais pour cent vingt euros de coke, mais j'en reniflais pour cinq mille sur place. Nous restions des jours entiers sans dormir. « La chimie est ton amie » était notre devise. Comme c'est loin tout ça...

Et que dire de notre été 2005 ? Nous avons réussi à nous faire expulser de Saint-Martin ! Je vous laisse imaginer le souk qu'il faut mettre pour être chassé d'une île des Antilles !... 

C'était le bon temps.

A part ça, je pense de plus en plus me remettre au kyūdō. C’est une des rares choses qui ait mon respect intégral. Je raffole de l’arc en bambou, tellement zen et hors de prix, que je me suis offert. Si je m’écoutais, je partirais avec lui à Maui pour l’épouser. C’est le seul endroit au monde où l’on peut se marier avec un objet inanimé, à condition d’exécuter la danse sacrée du kiavé.

Sir Shumule, leçon de vie #156 : vivre nu. L’été dernier, au cours d’un soir torride, j’ai pris une douche et suis sorti à poil dans le parc du château en fumant une cigarette. Là, je me suis dit : « Le paradis doit ressembler à ça, marcher nu dehors… ». Donc, le Gotheim ne serait que cela ? Un Cap d’Agde ultra-VIP ?

Tout ce qui nous arrive, ou presque, est lié à l’électromagnétisme. Chacun de nous génère un type d’électricité spécifique, sa propre fréquence. Nous avons tous une aura unique, et ces auras sont reliées entre elles par l’électromagnétisme qui émane de notre personnalité. Un boulimique sexuel dans mon genre n’a qu’à entrer dans une pièce pleine de monde pour faire des rencontres. Il n'a pas à prononcer une seule parole, chacun sait qui il est – on le « flaire ».

L’énergie est tout. Je me souviens d’un ami épileptique, dont les crises arrivaient sans prévenir. En réalité, il était possible de les annoncer trente secondes à l'avance : ses yeux étaient ouverts, mais on sentait monter en lui comme une décharge de foudre silencieuse.

Au bout du compte, spirituellement, intellectuellement ou matériellement, l’existence consiste à voir la vie sous toutes ses coutures, dans toutes ses moutures – à n’en être pas plus avancé – et à ne pas s’en porter plus mal.

- Sir Shumule, 17 mars 2012.

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