jeudi 15 décembre 2016

Sept ans de réflexion


. Un ami cher, citant l’Oracle qu’avait rendu Tia sur l’année 2016, m’écrit, stupéfait : « Les MSM crétins et leurs spéculations nulles : "Trump : les raisons d’une victoire", etc… Ce n’est pourtant pas difficile : Trump a gagné parce qu’il a suivi scrupuleusement les conseils de Tia ! »

Il est vrai que, rétrospectivement, la précision des directives runiques a de quoi faire sursauter les Thralls, échaudés par vingt siècles de « prophéties-méthode-Coué » moyen-orientales et de madame Soleil…

Question d’habitude, Amis… Les saintes runes ne se trompent jamais. On finit par s’y faire :D

Autre courrier, de l’indispensable Supérieur Inconnu, me demandant d’expliciter le principe de « miroir brisé ». Voici :

De même que la Lumière Infinie se contracte dans celle du Soleil que reflète la Lune en direction de la Terre, de même, sur Yggdrasil, Gar (l’ipséité même d’un homme, sa « supraconscience ») se contracte en Ior (sa persona [Gr. « un masque »], sa conscience) que reflète Ak (son subconscient) qui détermine ses actions dans le monde.

C’est ainsi que la libido (Ak) d’un homme est, au dieu qui se cache en lui, ce que la clarté lunaire est au Divin Lui-même (mystère dont l’intuition fit écrire à Ayn Rand : « Dites-moi quelles femmes attirent sexuellement un homme et je vous dirai quelle est sa philosophie de la vie. »)

On parle de « miroirs », parce que le sentier qui mène de Gar à Ior, et permet le processus de contraction, est le sentier d’Ūruz – rune de la Gyðja, dont le symbole est le « miroir d’argent poli » – et parce que Ak, le reflet final, est la rune qui a créé l’astre lunaire, autre éminent « miroir ».

Tout le principe d’une incarnation est de nettoyer le miroir d’Ior, de le polir, afin que notre personne soit le reflet le plus exact possible du principe divin placé en nous. Les transgressions, i.e. les actions dites « contraires à l’Intention Divine » ou « contraires à la Loi naturelle », sont celles qui salissent ou abîment ce miroir, c’est-à-dire : celles qui brouillent la connexion entre la conscience de l’homme et sa supraconscience.

La plupart des gens ont un miroir sale, ou légèrement fendu (qui s'incarnerait de nos jours sans y être obligé ?!!) : on juge de l’étendu des dégâts à la capacité qu’un homme a d'examiner sa propre conduite (principe miroitier de la réflexion) : Ainsi, axiome : plus le miroir est amoché, plus l’être oublie Hávamál 15, qui commande, avant tout, la discrétion (Þagalt), c’est-à-dire le non-fouinage-dans-les-affaires-d’autrui. L’homme déchu – incapable d’introspection, parce que son miroir gondolé lui renvoie, de sa personne, une image affreuse – passe sa vie à enquêter sur autrui, à juger autrui, à médire d’autrui, à copier autrui, à moquer autrui, etc. bref à se focaliser sur tout « ce qui ne le regarde pas » : c’est un « être hideux » (litt. skrealing) qui cherche à détourner l’attention générale de son « impardonnable laideur » (Eliphas Lévi).

Bientôt, il multiplie les transgressions pour « chloroformer » la vision de cauchemar, sous couvert de « cynisme » (oh, ces couinements de macaques dépressifs qu’ont les êtres veules essayant de présenter leurs tares sous un jour rigolo… Retenez : l'inversion lokienne fait que tout vice est une faiblesse qui se donne l'apparence d'une force) : finalement, le miroir se brise, et c’est ainsi que l’homme – les dieux nous en préservent – devient muspelheimer, et la marâtre de Blanche-Neige sorcière répugnante : ayant parlé, le miroir magique se brisa en mille morceaux…

Il est dit qu’une seule transgression met sept ans de Ziusept ans de réflexion du miroir interne, et donc, aussi, sept ans d'orage (Ziu signifie « éclair ») ! – à s’évacuer totalement du système d’un homme, et que c’est pourquoi la sagesse populaire prédit « sept ans de malheur » –  les dieux nous en préservent – à qui brise un miroir.