jeudi 24 novembre 2016

Dostoïevski au Valhalla


La Sidvenja consiste à prendre les choses dans l'ordre. – G. Stjarna Dagansonn
Je n'ai pas frappé « John », mais 65 % d'eau et 7 litres de sang. – G. Hwītaz Brūwō Inn-Thull

Quand Dostoïevski dit : « La beauté sauvera le monde », il ne fournit pas seulement une citation heureuse au curé présidant les obsèques de Dalí à Figueras – il parle comme un sage de l’Edda.

Voyez : Si nous observons le monde « sous les nuages » – soumis, donc, à la < cervelle d’Ymir >, i.e. déterminés par la pensée Jötunn, i.e. chloroformés par l’animalité primaire, tel le cheval réduit en servitude parce qu’il ne peut imaginer que les hommes sont deux fois moins grands qu’il ne les voit, – nous « croyons » que le soleil bouge et que la Terre est immobile.

Même lorsque nous « savons » que E pur si muove, le globe – tournoyant dans l’espace à la vitesse folle de cent sept mille deux cent quatre-vingts kilomètres à l’heure – continue de représenter pour nous la Stabilité (!) et, d’instinct, nous parlons des « levers » et « couchers » d’un soleil (providentiellement) immobile.

« Au-dessus des nuages », dans ce que nos Sages appellent l'Haldorð (le véridique, le vrai), c'est l'inverse : le Soleil est un point fixe au centre de l'univers, et tout le Système s'organise autour de lui.

« Parmi les Étoiles », enfin, dans le Sannindi, le « vrai de vrai », tout change encore : le Système Solaire est une jeune fille d’une rare beauté, fuyant un loup énorme appelé Répugnance. En effet, l'univers a pour origine et but, pour base et objet, pour début et fin – i.e. pour cœur, pour centre –, la Beauté, et ne se maintient que par la dynamique qu’engendrent les efforts que fait cette Beauté pour se préserver des forces dégradées (animales et répugnantes) qui essaient constamment de l’atteindre : toute activité spirituelle, artistique, politique, etc. bref : toute la machinerie du monde n’est que cela.

Ragnarök – la ruine du Système, la fin d'un monde – ne peut advenir que « si Sól renonce à fouetter ses chevaux » : si l’homme cesse de lutter contre ses mauvais penchants, s'il admet la laideur dans ce qui l’environne, s'il accueille des skrealing chez lui, etc.

Tel est le Mystère contenu dans la rune Ior ᛡ : la Terre est, techniquement, sauvée, perpétuée, rendue viable par le Soleil – comme l’homme est maintenu en vie par son cœur – comme l’univers repose sur un Ordre délicat, où chaque être a sa place spécifique et contribue, en l'occupant, au bon fonctionnement de l'ensemble = l'univers repose sur l’Harmonie = l'univers repose sur la Beauté.

Ici comme ailleurs, le secret est de prendre les choses dans l’Ordre, et de ne pas « confondre les plans » : qu’importe l'Haldorð de Copernic et Galilée à qui végète sans Edda dans un cadre picturalement digne de l’Ukraine soviétique entouré de ses petits-enfants skrealing membres de l’ « unaware and complient citizenry » chère à Hillary Clinton ?

C’est ignorer le Sannindi qui fait de l’homme un Jötunn.

Par conséquent, la beauté sauvera le monde et Dostoïevsky est au Valhalla.