mardi 20 décembre 2016

Douze


« Douze mois et douze signes ; l’avant-dernier, le Sagittaire, décoche sa flèche armée d’un dard. Les douze signes sont en guerre. La belle Vache, la Vache Noire, qui porte une étoile blanche au front, sort de la forêt des Dépouilles ; dans sa poitrine est le dard de la flèche ; son sang coule à flot ; elle beugle, tête baissée ; la trompe sonne ; feu et tonnerre, pluie et vent, tonnerre et feu ; puis rien, plus rien ; ni aucune série. »

Douze Jours hors du temps durant les fêtes de Yule, et douze morts à Berlin. C'est parce que nous atteignons à la Ténèbre ultime, au moment du Solstice, que la Lumière du Nouveau Soleil peut se lever sur Terre. Qu'importent les trois ans de l'hiver fimbul, qu'importent les trois Jours de Nuit, le Sapin jamais ne quitte ses habits de Printemps : Baldr reviendra, et l'Aurore radieuse pour ceux qui auront veillé sur la Flamme.

lundi 19 décembre 2016

Pilier du Milieu


Question intéressante, arrivée pendant l’Étude :

Puisque Mjöllnir appartient à Thór, il est attribué à Cweorth. Pourquoi figure t-il à l'intérieur du Cercle et non sur le Pilier droit ?

Mjöllnir est le mastaz par excellence, donc le Pilier du Milieu : il ne vous aura pas échappé que les trois runes qui signent le tronc central d'Yggdrasil sont trois symboles éminemment phalliques : Gar, la Lance - Ior, le Serpent - Ak, le Chêne. La place du marteau de Thór est donc bien en plein dans la Circonférence, et comblant celle-ci.

Mjöllnir, le Phallus, est le Grand Signe Bénéfique (je me souviens avoir traité ce thème en 2011 [que c'est loin...], dans un texte intitulé Destination Ragnarök, assez représentatif de mon ancienne manière [j'étais si peu sérieux en ce temps-là :D]) : il appartient donc logiquement à Cweorth, la Bonté Divine.

Le Hammer of the gods est un Phallus et le Phallus est Sól ᛙ, la Parole perdue et retrouvée : nouvelle occasion de nous émerveiller de la Puissance qu'a la Gratitude lorsqu'elle s'exprime en de pieuses éjaculations vers la Bonté Divine.*

***

*Éjaculation :  « Nom donné à certaines prières courtes et ferventes, qui se prononcent à quelque occasion passagère, comme si elles se jetaient vers le ciel » (Littré). Si l'on ajoute à cela qu'un Zuger digne de ce nom ne fait Huð qu'une canne à la main, nous pouvons, avec William Blake (puisqu'en Wotanisme, poète=prophète), conclure, en l'honneur de Tanngrisnir et Tanngnjóstr, que < la lubricité du bouc est la bonté de DIEU >.

dimanche 18 décembre 2016

Origine Divine Contrôlée


ᛚ. Gyðja Zeena enseigne que, si Sól est la partie la plus importante de la Huð, c’est parce qu’elle < attire les investisseurs >. 

L’erreur chrétienne a fait oublier à la lignée d'Himinbjorg que sa suprématie spirituelle comporte le devoir de demeurer < affable et joyeux jusqu’au jour de sa mort > (Há, 15) : elle l'a rendue pleurnicharde dans son rapport au Divin or, disent nos Sages, < les marques de l'origine divine (reginkunnr) sont gratitude et joie >. 

L’homme qui se plaint est un entrepreneur qui voudrait séduire des investisseurs en se déclarant en faillite.

Ces investisseurs sont les Æsir qui, comme leur nom l’indique (Æsir = « liens »), disposent de tous les moyens de connexion à l’Infini, et cherchent constamment des business naissants où risquer ces capitaux - inépuisables, puisqu'en perpétuel renouvellement (= Idavoll). Encore devons-nous les persuader que notre affaire est saine.

Un jeune entrepreneur se doit de valoriser les aspects positifs de sa situation démontrer, en gros, que sa boîte marche bien, mais qu'elle marcherait encore mieux avec un coup de pouce... Le pire méfait de l’erreur chrétienne est d’avoir « intellectualisé », « sentimentalisé », « virtualisé » la prière, faisant oublier à l’homme la technique essentielle de l'oraison. 

Sól est le label, la garantie « appellation d'origine contrôlée », d'un fils de Heimdall.

vendredi 16 décembre 2016

Ne faites rien


Illu feginn verðu aldregi en lát þér at góðu getit : Ne te réjouis jamais du mal, mais laisse-toi aller au plaisir de faire le bien. (Hávamál, 128)

. Le mal, nous le savons, n’est pas « contraire » au bien – il lui est perpendiculaire. Le sort de l’homme est une croisée des chemins en loop

Nous sommes constamment tiraillés entre les sollicitations de notre atavisme Ase – qui nous invite à prendre, soit de l’altitude, soit de la profondeur – et notre hérédité Jötunn – qui, aspirant à l’horizontalité animale, pousse à la déviation sur la droite (excès de rigueur) ou sur la gauche (excès d’indulgence).

En cela, rien de « moral » : ce conflit est dans l’ADN, dans le code génétique de tout fils de Heimdall.

- Que faire, alors, s’il arrive que je me surprenne en mode hrímþurse ?

Rien. Ne faites rien.

Restez assis et ne faites rien. C’est parfois préférable. Le Jötunn inside, descendant d’Ymir, est stimulé par le binaire, c’est-à-dire par l’action.

Il suffit donc souvent d’arrêter de « faire » : laissez partir l’impulsion négative : laissez-la < seule comme une vieille prostituée dont plus personne ne veut > : l’essence de Ziu est dans l’aspect loop (l’aspect Groundhog Day*) de la croisée des chemins : apprendre à être au même endroit – dans la même situation – mais cette fois : s’accrocher et ne rien faire.

- Et si j’ai dévié de manière irréversible ?

La rune Ingwaz ᛜ enseigne : Peu importe ce que vous avez pu faire, peu importe ce que vous avez vécu… l’important est de commencer à nouveau – maintenant.

Et il ne suffit pas de recommencer une fois : lorsqu’on se sent bloqué par les conséquences d’actes passés (y compris ceux des cinq dernières minutes), prendre une longue inspiration, visualiser Ingwaz, et dire : « Je commence cette minute comme un nouveau-né [cf. Búri], comme si c’était ma première respiration » – C’est le grand secret : on n’échappe pas à Ragnarök en faisant machine arrière, mais en recommençant continuellement à zéro.

Joyeux cœur de semaine à tous Étude profonde, voluptés conjugales, festins surabondants Rechargeons-nous aux mondes supérieurs, c'est-à-dire aux trois forces à l'équilibre.

*Groundhog Day (Un jour sans fin) : J’ai toujours trouvé étonnant qu’un film d’une portée spirituelle si « Búri-esque » se déroule précisément le jour de l’Imbolc.